Rassemblement des 2 500 salariés de Continental Automotive France, à Toulouse, le 13 septembre.AFP/REMY GABALDA
La médiation pour sortir du conflit chez l'équipementier automobile allemand Continental en Midi-Pyrénées s'est achevée mardi 14 décembre, sans obtenir l'accord des syndicats majoritaires au sujet de sacrifices du personnel contre une garantie de maintien de l'emploi.
Le médiateur nommé par les pouvoirs publics a réuni une dernière fois, mardi, la direction et les syndicats sans surmonter les résistances de la CGT et de la CFDT, malgré de nouvelles propositions de la direction.
Il a donné aux syndicats jusqu'à vendredi pour se prononcer sur un texte d'accord qui leur a été soumis, et les a invités à venir le signer le même jour en présence du préfet. Mais la CGT et la CFDT devraient faire valoir le droit d'opposition que leur confère la loi, comme elles l'ont fait mi-octobre pour un autre projet d'accord controversé, ont-elles dit. Si c'est le cas, ce nouveau texte restera lui aussi lettre morte.
SACRIFICES SALARIAUX
En Midi-Pyrénées, où elle emploie 2 500 salariés dans trois usines, Continental Automotive France, filiale du géant allemand, est le théatre depuis des mois d'un bras de fer provoqué par la volonté de la direction de faire passer un plan qui réduirait le co?t du travail grace à des sacrifices du personnel et qui, en contrepartie, garantirait l'emploi jusqu'en 2015.
La direction propose notamment que les salariés acceptent de renoncer à deux jours de RTT, le gel de leur salaire et une baisse de l'intéressement. Des mesures permettant de gagner les "8 % de co?t salarial" qui manquent au site, selon la direction, pour être aussi compétitif que les sites allemands. Mais les syndicats font valoir que ce plan entra?ne une baisse de rémunération annuelle d'environ 5 000 euros.
Une majorité a approuvé une version initiale du plan de la direction, lors d'une consultation menée auprès du personnel mi-septembre et très contestée. Les autres syndicats l'ont également approuvée. Mais la CGT et la CFDT font jouer la loi de 2008 régissant les accords au sein des entreprises. Celle-ci dispose qu'un ou plusieurs syndicats ayant recueilli la majorité des voix aux élections professionnelles peut s'opposer à un accord.
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